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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 14:45

Article paru  Jeudi 11 Avril 2012 dans le Journal Vaucluse Matin

 

Vaucluse_matin_jeudi_12_avril_2012.jpg

 

 

La viticulture et son évolution, sont au coeur des rencontres nationales des Vignerons indépendants. La manifestation débute ce matin dans la salle Alphonse-Daudet. Jusqu'à demain soir, conférences débats, ateliers et visites de vignobles sont au programme.

 

La transmission sera le fil rouge de ces échanges. Et Paul Coulon le "grand témoin" de l'évenement. Lui, qui âgé de 75 ans, a passé près 60 ans dans ses terres de Châteauneuf-du-Pape, a suivi pas à pas les évolutions de ce métier.

Aujourd'hui il a transmis son affaire à ses deux fils.

 

"J'ai été bombardé grand témoin en raison de mes cheveux blancs", confie t-il avec humour. Ses cheveux blancs ne sont pas la seule explication. Ce vigneron s'est impliqué dès les années 1970 dans la promotion de la viticulture indépendante. Il a occupé de 2000 à 2005 les fonctions de président des Vignerons indépendants de la Vallée du Rhône et de vice-président du comité régional et national.

 

"Depuis vingt ans, beaucoup de choses ont changé. Aujourd'hui être vigneron indépendant ne consiste plus à la seule production. Il faut aussi savoir commercialiser son produit. Les Jeunes qui reprennent les domaines ont souvent de bonnes connaissances. Ils parlent anglais ce qui est un véritable atout pour l'exportation", explique t'il.

 

Les salons spécialisés qu'il a  créés en 1970 sont aujourd'hui devenus un rendez vous incontournable. "Il y a un adage qui dit : pour aider un ami qui a faim, ne lui donne pas un poisson, mais apprend lui à pêcher. C'est ce que nous avons fait. Nous avons appris aux vignerons à aller au devant des clients".

 

Concernant les techniques de vente, Paul Coulon a souvent été un précurseur. " J'ai crée le site internet de mon domaine en 1996. A L'époque peu de monde croyait en ce nouvel outil. Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas pris ce virage sont beaucoup moins compétitifs."

 

Question production, il a toujours essayé d'allier qualité et écologie. " J'ai longtemps travaillé en faisant de l'agriculture raisonnée. Je suis ensuite passé à la viticulture biologique. Mes enfants sont allés encore plus loin en passant à une production bio dynamique."

 

Celui, qui même à la retraite, continue chaque année à écrire un livre sur la récolte, a vu les habitudes de consommation changer.

"A mon époque, les gens buvaient du vin quotidiennement. Aujourd'hui c'est devenu occasionnel. Les consommateurs prennent un verre pour l'apéritif. Ce qui ne se faisait pas avant".

 

Il a laissé a ses enfants une base de donnée de 15000 clients. A eux aujourd'hui de dégoter de nouveaux marchés.

 

Mathieu FOURQUET

 

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