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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 12:24

Suite à notre 1er Prix lors de la St Marc à Châteauneuf du Pape,

voici quelques informations culturelles sur les petits carres,

extrait du livre "L'ame du Musée Vigneron" de Paul Coulon p : 285

                                                  

 

PETITS CARRES D’HISTOIRE

 

XIVe siècle

  

 Sdomaine be10042610370

                     

Le palais des Papes d’Avignon conserve un rarissime exemple de sol du XIVe siècle encore in situ, dans le Studium de Benoît XII (construit entre 1334 et 1342 et redécouvert en 1963) ainsi qu'une importante collection de carreaux isolés.

 

On a exhumé de superbes ensembles historiés des ruines de la résidence de Châteauneuf-du-Pape.

 

Le foisonnement du décor de ces petits carrés d'histoire, où se côtoient des univers végétaux, géométriques et animaliers, le décor dit « vert et brun ». Le Moyen Age consacre la prééminence du vert de cuivre et du brun de manganèse, complété parfois par du jaune d'antimoine ou de fer.

 

Les découvertes effectuées en 1960, par Sylvain Gagnière, conservateur en chef du palais des Papes, dans le château de Châteauneuf-du-Pape – oeuvres issues sans doute des mêmes ateliers uzégeois habiles à travailler la terre réfractaire (mentionnées dans plusieurs textes de commandes pontificales échelonnées de 1317 à 1319 pour 50.000 carreaux, puis en 1336 pour 34.300 carreaux)

Certains de ces carreaux, qui portent le même décor géométrique, tracé à l'oxyde de manganèse brun et rempli d'aplats verts, un motif en croix occupe tout l'espace, et n'est pas limité par une bordure. Ce décor géométrique ouvert laisse penser que ces carreaux étaient accolés « en tapis ». Ils ont été utilisés à Châteauneuf-du-Pape, en motif fermé et sans fleurons d'entrecroisement, en association avec des séries monochromes.

 

Les pièces et registres de la Chambre des Comptes apostoliques presque tous conservés au sein de l'Archivio Segreto Vaticano à Rome, témoignent du goût que les premiers pontifes avignonnais manifestèrent pour les carrelages de terre cuite. Le premier arrivage régional vient de St-Quentin-la- Poterie...La chambre des comptes règle le 3 novembre 1317 à Pierre Biscarel (tuilier) de Châteauneuf-du-Pape,  la  valeur  de 6000  tuiles  à  paver.  Un  autre ensemble de 16800  «malo albis »  est  fourni  par  un « consortium » de tuiliers de Châteauneuf. ..

 

Châteauneuf-du-Pape : des archétypes réfractaires : L'agglomération de Châteauneuf-Calcernier, longtemps fief de l'évêque d'Avignon, est implantée non loin du Rhône sur un site élevé dominé par les restes encore impressionnants du château pontifical de Jean XXII.

 

Les fouilles réalisées en 1960, dans la salle basse par Sylvain Gagnière, ont permis de rassembler, près d'un millier de ces précieux « malons ». Beaucoup étaient simplement monochromes, verts ou jaunes, parfois brun foncé, en terre cuite réfractaire vernissée à l'exemple de ceux  en place dans le Studium de Benoît XII.

 

Nouvelles collectes à Châteauneuf-du-Pape : Au printemps 1994, une petite fouille a été réalisée au pied de la façade méridionale du château pontifical. La terrasse est placée en contrebas de l'aile résidentielle du palais de Jean XXII, où furent pratiquées les fouilles de 1960. Une cinquantaine de carreaux ont été recueillis épars dans les remblais modernes.

 

Parallèlement, une enquête a été conduite auprès de la population, afin de recenser les carreaux dispersés dans les collections particulières. En effet, les ruines du château, dont la destruction était consommée dès la Révolution, ont livré d'innombrables carreaux, dont l'attrait et la variété n'étaient nullement ignorés des habitants de Châteauneuf au XIXe et XXe siècles.

 

Une centaine de nouvelles pièces historiées nous a été soumise. Cette série complète l'iconographie déjà établie (par exemple animal fantastique) et précise davantage encore le caractère homogène des pavements du pontificat de Jean XXII, tant sur le plan iconographique que technique (usage exclusif des argiles réfractaires, module constant, qualités d'émail et de glaçure très semblables).

 

                                                                                                                                 D. Carru.

 

                                                                                                       

 

 

Si vous êtes curieux d'en savoir plus sur le livre de Paul Coulon nous vous invitons à venir visiter son blog "L'âme du Musée Vigneron" où si vous souhaitez vous faire un beau cadeau vous pouvez le commandez directement sur notre site internet www.beaurenard.fr

 

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